Jusqu’à présent, les patients devant réaliser un examen radiologique se rendaient d’abord à l’officine pour acheter le produit de contraste nécessaire. Mais un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour cette année, adopté par les députés et validé par le Conseil constitutionnel, change la donne. Celui-ci prévoit en effet une forfaitisation des produits de santé. En pratique, « ce dispositif amènera vraisemblablement les médecins radiologues à privilégier l’approvisionnement direct des produits de contraste auprès de l’industrie pharmaceutique, qui sera en capacité de leur proposer de meilleures conditions commerciales », indique la FSPF. Dès lors, les officinaux se demandent s’ils doivent continuer à s’approvisionner en produits de contraste, au risque que ceux-ci leur restent sur les bras. Toutefois, trois mois après l’entrée en vigueur de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2023, la liste des produits concernés est toujours en cours d’élaboration. Et selon Philippe Besset, président de la FSPF, leur délivrance en officine continuera normalement jusqu’au 1er juillet 2023. Au-delà de cette date et en raison du fort probable déremboursement de ces produits, le syndicat a demandé la mise en place d’une procédure de rappel des stocks en officine par les laboratoires.
Doit-on continuer à stocker les produits de contraste ?
Un amendement au PLFSS pour 2023 déposé en toute fin d’examen parlementaire avait semé le trouble.

© adobestock_ samunella
par Paul Kristoff
Le 19 April 2023
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