Le ministère de la Santé l’avait annoncé fin mai, c’est désormais chose faite. L’ANSM a levé les restrictions de prescription des nouveaux traitements de l’obésité – Mounjaro (tirzépatide), Saxenda (liraglutide) et Wegovy (sémaglutide) – afin de « garantir un accès plus équitable ». En effet, relève l’Agence, « la limitation de la prescription initiale […] a pu en freiner l’accès pour certains patients, du fait de délais parfois importants pour consulter un spécialiste », auxquels s’ajoute « une accessibilité inégale à ces professionnels de santé selon les territoires ». D’après le directeur de la filiale tricolore de Novo Nordisk, Étienne Tichit, la France faisait jusqu’alors figure d’exception, tous les pays européens autorisant l’initiation et le renouvellement de prescription par le médecin généraliste. L’ANSM maintient néanmoins « une surveillance renforcée et continue de leur sécurité d’utilisation » et rappelle qu’il s’agit de « traitements de seconde intention, en cas d’échec de la prise en charge nutritionnelle, et en association à un régime hypocalorique et à une activité physique ». Ils ne doivent pas être utilisés pour la perte de poids à des fins esthétiques.
Prescription par tout médecin
Depuis le 23 juin, la prescription des aGLP-1 dans le traitement de l’obésité est ouverte à tous les médecins.

© adobestock_AntonioDiaz
par Mélanie Mazière
Le 01 August 2025
Partager ce contenu
À lire aussi
La FSPF se félicite des récentes avancées obtenues avec les partenaires sociaux. À la clé : la revalorisation salaria...
L’arrêté fixant le tarif des préparations magistrales de propanolol a été publié, permettant enfin leur réalisation e...
La FSPF a exposé au ministère de la Santé sa vision et ses préoccupations concernant l’implication du pharmacie...